lundi 4 octobre 2010

Lettre aux français 2

                                                         Mes très chers français,

Je vous aiment, comme j'écrivais dans la lettre précédente. Oui, c'est vrai. Je vous aime avec toutes vos qualités et   vos défauts ; parce que vous en avez les deux. Il ne faut pas vous fâcher... tout le monde en a et vous ne fêtes pas exception. Vous êtes comme tous même si vous pensez autrement. Ça vous ne le direz jamais...mais je sais et je sens que c'est vrai. Vous prenez la part de tout le monde et vous aimez;vous vous engueuler avec vos politiciens ou pdg et vous aimez ; vous aimez punir ceux qui ne partagent vos idées, vous regardez de haut , mais vous vous énerver quand quelqu'un vous le dit;   vous êtes   toujours mécontents sans savoir qu'il y a des gens qui se contentent de beaucoup moins; vous aimez et détester les vieux ( vous les aimez parce que c'est politiquement correcte et vous les détester parce qu'ils n'apportent pas un grand profit; vous êtes polis et indifférents; vous avez une grande culture, mais il y a des jeunes qui ne savent pas écrire et dont leur vocabulaire est si pauvre...
Je vous aime parce que vous avez été mon seul refuge dans ma pire étape de ma vie ...
Je vous aime parce que j'ai bu votre champagne et j'ai pu découvrir un monde que je pouvez peupler avec des gens que je n'avais jamais connus et comme ça ils ne pouvaient pas me décevoir...
Je vous aime parce que vous avez une certaine décadence joyeuse qui me fais oublier .
Je vous aime parce que....

Lettre aux français

   Je vous connais depuis longtemps et je vous aime...comme j'aime l'humanité en général. La première information que j'ai eu sur vous date de l'année 1961 quand j'ai commencé à apprendre le français. Depuis j'ai découvert votre culture que j'ai trouvée fascinante. J'ai été amoureuse de Sthendal, Balzac,  Verlaine, Apollinaire...Puis j'ai découvert votre peinture te j'ai rêvé de Monet et j'ai lu tous ce que j'ai pu sur leur vie et œuvre...Est
venu le temps de la musique...j'ai commencé avec Ravel, Debussy et je continue même maintenant à la découvrir...
     Tout c'est passé dans un pays où le totalitarisme communiste mettait sa patte sur tout et sur tous. Le refuge dans la culture, pour moi surtout dans la culture française était une façon de résister, d'espérer, de survivre. Je garde en moi cette période comme un fardeau. Il y a trois ans je suis venue en France. Je ne m'attendais à trouver le monde parfait au quel rêve tous. Je savais que le mal et le bien se retrouve partout sur cette terre.Je savais aussi que la perfection n'existe pas. Mais, parce qu'il existe un mais, je ne m'attendais pas à trouver un certain cynisme qui me fait peur, peur de voir une altération de l'humain qui devait nous déterminé même si ce concept est invoqué à tord et à travers surtout quand on fait du mal . L'hypocrisie fait partie du quotidien ainsi que les excès
au nom du politiquement correct et pourtant la France est celle qui m'a appris être raisonnable et équilibrée.
equilibre-222x300.jpg

lundi 12 avril 2010

Ma vie avant...

    Chacun de nous est le résultat de son histoire...C'est pareil avec moi.Je suis née en Roumanie, pays communiste à l'époque. Enfant,je ne comprenais rien à ça. Je voyais seulement mon grand-père écouter "FreeEurope" en cachette,mais je ne faisais pas attention.J'avais d'autres choses à faire. Maintenant,quand j'y pense, je me rends compte qu'à cette époque j'étais la plus heureuse.Inconsciente,je me croyais éternelle . Peut être c'est dans la logique de la vie.Je crois que si on se rends compte de ce que signifie la vie dès notre enfance, je ne crois pas qu'on aurait beaucoup envie de continuer; parce que pendant l'enfance on ne connais non plus la signification du mot "espoir" .Je n'ai pas connu l'amour d'un père.Il a refait sa vie après le divorce de ma mère et il n'a eu aucun intérêt de savoir quelque chose sur moi.Il est mort sans me connaître et même il n'a rien dit à son fils. C'est comme s'il avait honte de moi. Je ne l'ai pas pardonné, je l'en veux même à mon age .
    On dit que les enfants qui ont connu la violence dans leur enfance deviennent, à leur tour, violents. Moi, je l'ai connue.Ma mère,c'est comme ça qu'elle entendait l'éducation, plus précisément, la punition .Pas mal de fois mes grands parents m'ont sauvée .Pour des bêtises de rien du tout, elle était prête à me donner des corrections très dures.Quand je pense à mes sentiments envers elle, je ressens de l'amour et de révolte en même temps.Cela m'a rendue très timide, peureuse et sans confiance en moi.Même maintenant, je ressens ça.Ils sont restés quelque part dans ma mémoire, dans ma mémoire comportementale,si je peux dire ainsi.C'est bizarre,quand je lui rappelle ces moments, elle les nie; je vois qu'elle est incapable de se souvenir.Dans sa tête, elle crois qu'elle a été la mère parfaite.En faite, longtemps j'ai eu peur d'elle.Comme je suis mère aussi je me rends compte qu'un enfant ne dois pas avoir peur de ses parents,de sa mère, en occurrence.        

vendredi 9 avril 2010

Ma vie avant le suicide...

    Je suis fatiguée de vivre...très fatiguée...j'ai envie de m'endormir et me réveiller dans 5 ou 6 ans. Je ne suis pas dépressive...et ça, le le sais très bien parce que la dépression, je la connais très bien, on est devenu amies, elle et moi, mais c'est de l'histoire ancienne. C'était il y a plus de vingt ans.Depuis, on s'est quitté. Elle est allée ailleurs et moi ... et moi, je suis restée avec moi en essayant d'accomplir toutes les demandes de la vie; essayant de faire ce qu'on attendait de moi; toujours avec une certaine peur en ce qui concerne mes semblables et cherchant l'amour avec acharnement.

    Maintenant je ne cherche plus rien.Je sais qu'on peut finir la vie sans jamais trouver ce qu'on cherche parce qu'on n'est pas fait pour pour ça. Il y a des gens que je considère être des élus qui trouvent même avant de chercher. La chance est leur signe et leur vie est une suite de bonnes choses. Pour moi, c'est le contraire...je suis persuadée que mon devoir était et est de chercher sans jamais trouver.   

mardi 5 janvier 2010

Elle n'est pas belle...


« Elle n’est pas belle ! » c’est ce que je me suis dit quand je l’ai vue pour la première fois chez mes amis Maria et Stephan. A l’époque j’étais attiré par les belles femmes; c’était mon époque de conquérant et les conquêtes devaient être forcement belles et jeunes ; or, la femme que je viens d’évoquer n’était ni belle ni jeune, alors aucun intérêt pour moi…Maintenant quand je me souviens de mon attitude, je me rends compte comme j’étais con. Oui, très, très con et fier de moi et de ma connerie .Chez les amis dont je viens de vous parler, j’avais vu une femme qui avait à peu près la quarantaine, mince, les cheveux grisonnés , courts et, à ce moment là, c’était tout ce que je pouvais dire sur elle. On avait parlé de tout et n’importe quoi. Elle est partie avant moi et c’est tout pour le moment. Après des années je me dis que j’ai eu la chance de la connaitre et, moi, je suis passé à coté d’elle, heureusement que je ne suis pas resté comme ça, coincé dans des conquêtes faciles et seulement belles. J’avais 35 ans et je ne voulais pas me marier ; j’avais peur de perdre ma liberté, ma liberté si précieuse, ma liberté masculine qui faisait de moi le mec fort et désiré et j’en profitais. Dès que je voyais une belle femme, je voulais l’avoir dans mon lit et je réussissais la plupart du temps. Il m’arrivait parfois d’être refusé, mais ça ne me tracassait pas…je passais à la suivante. Je ne voulais pas tomber amoureux et pour ça ma plus longue liaison à ce temps là a duré 6 mois. C’était une belle blonde, douce, mince, délicieuse, amoureuse…mais après 6 mois, ces qualités sont devenues des défauts et ça veut dire que j’avais envie de passer à autre chose, à une autre femme. J’ai essayé de lui expliquer, mais elle ne comprenait pas, elle était sure qu’il s’agissait d’une autre femme. Au fond elle avait raison; il s’agissait d’une autre femme, mais je ne l’avais pas encore trouvée. Comme elle ne comprenait pas, j’ai crié et je lui ai dit que j’en avais assez d’elle et que je ne voulais plus la voir. Je me souviens ses grands yeux marrons qui me regardaient étonnés comme si je venais de lui révéler la vérité essentielle de l’univers et puis, tout d’un coup, elle a commencé à pleurer; c’était un pleur silencieux, sans grimaces, son visage était seulement sillonné par les larmes; immobile, elle me regardait et pleurait. Maintenant quand j’y pense, je me déteste ; j’ai été d’une telle cruauté que j’ai l’impression qu’il s’agit d’une autre personne, mais c’est comme ça et, maintenant, je ne peux rien changer…La fille est partie et je l’ai vue après des années, elle était mariée et elle semblait heureuse; maintenant je pense que c’est plutôt moi qui voulais qu’elle soit heureuse…mais, enfin, c’était comme ça à mes 35 ans. Les autres femmes…je ne m’en souviens pas très bien… blondes, brunes, rousses…toute sortes…elles devaient peupler mes moment de solitudes et assouvir mes désirs. Je me croyais heureux et je trouvais le vie belle; j’avais réussi dans ma profession, j’était un jeune avocat prometteur, j’avais un bel appartement dans un des quartiers chics de la ville ; j’avais un succès certain auprès des femmes et selon mon avis de l’époque, c’était ça le bonheur. Pauvre con que j’étais….

Elle n'est pas belle...